Dans son édition de ce mardi 15 juillet, Les Échos révèle que les manœuvres s’intensifient pour s’emparer de la mairie de Dakar. Le parti Pastef-Les Patriotes, dirigé par Ousmane Sonko, se prépare activement à cette échéance, d’après la même source.
Citant des sources anonymes, le journal indique que, bien qu’aucune date officielle n’ait encore été annoncée, l’élection du futur édile serait imminente.
Le choix de Pastef s’est porté sur Abass Fall, actuel ministre du Travail et responsable du parti au pouvoir à Dakar. Très engagé, ce dernier mène une campagne de proximité soutenue auprès des conseillers municipaux, qu’il contacte personnellement – parfois jusque chez eux – pour leur exposer sa vision pour la ville, glisse le quotidien d’information.
Cependant, le défi est de taille, prévient Les Échos : Pastef reste minoritaire au sein du Conseil municipal, avec moins de 20 sièges. Même en s’alliant avec le PUR et d’autres petits partis (Malick Gakou, Habib Sy, Déthié Fall), la coalition peine à atteindre les 30 voix nécessaires sur les 100 que compte l’assemblée municipale.
En face, poursuit le journal, les coalitions Taxawu Sénégal de Khalifa Sall et Benno Bokk Yakaar disposent de plus d’élus, malgré de profondes divisions internes. Le départ de Barthélemy Dias et la création de son mouvement Sénégal Bi Nu Bokk ont affaibli l’unité de Taxawu. Quant à Benno, la démission d’Abdoulaye Diouf Sarr de l’APR et l’absence de leadership clair rendent la coalition difficile à mobiliser.
Dans ce contexte incertain, Les Échos croit savoir que Pastef envisage un plan B : si les décomptes internes s’avèrent défavorables, le parti pourrait renoncer à une élection et plaider pour la mise en place d’une délégation spéciale.
De son côté, la maire intérimaire, Ngoné Mbengue, discrète mais active, mène un important travail de terrain pour conserver la mairie. Proche de Khalifa Sall, elle aurait confié la direction de sa campagne à un maire influent, souligne le journal.
Pour l’heure, conclut Les Échos, le préfet de Dakar, seul habilité à convoquer le Conseil municipal pour l’élection du nouveau maire, garde le silence.