SUNU YEUF : La sixième rentrée qui redéfinit les horizons du cinéma sénégalais à la télévision

Entre audace créative, engagement social et explosion des récits locaux, Canal+ Sénégal signe une nouvelle étape décisive dans la valorisation des séries sénégalaises

La date du jeudi 25 septembre 2025 restera gravée comme un moment charnière dans le paysage audiovisuel sénégalais. En effet, Canal+ Sénégal, à travers sa case emblématique SUNU YEUF, a officiellement donné le coup d’envoi de sa sixième rentrée télévisuelle pour l’année 2025-2026. L’événement a rassemblé journalistes, producteurs, réalisateurs, acteurs, techniciens et un large public passionné par les séries locales. Ce rendez-vous, devenu désormais un rituel attendu, reflète la volonté de Canal+ Sénégal de renforcer l’ancrage du cinéma et des séries sénégalaises dans l’espace médiatique, mais surtout de mettre en avant des productions nationales qui touchent, émeuvent et interpellent la société.

La salle qui a abrité la cérémonie vibrait d’un mélange de solennité et d’enthousiasme. Dès les premières images projetées en avant-première, il était clair que cette sixième rentrée se distinguait par sa diversité, son audace et son engagement envers des thématiques brûlantes d’actualité. Le public a eu droit à des extraits des nouvelles séries phares : Marie et Momo, Leur Baye Ngone, Woudiou Peethiorgo 2.0, Mères et Mensonges, Ndialo – Adultère et Émigration Irrégulière saison 2.
Chacune de ces productions apporte une couleur particulière et incarne une facette de la société sénégalaise contemporaine, entre humour, drame, romance, trahison et questionnements sociaux. Madame Fatou Ba, directrice de Canal+ Sénégal, a pris la parole avec une émotion palpable. Elle a rappelé l’importance stratégique de SUNU YEUF comme vitrine culturelle et comme tremplin pour les créateurs locaux : Le groupe Canal, la première chaîne en langue Wolof qui a été créée, qui fait de très belles audiences ici au Sénégal, mais qui permet aussi une belle exposition de nos talents locaux au-delà du Sénégal. Pour nous, c’est une très belle fierté, et au bout de six ans, c’est encore un plaisir pour nous que de retrouver les artistes, les comédiens, les producteurs, et de présenter la rentrée, présenter toutes les belles choses qu’on nous présentera sur nos chaînes tout au long de l’année. On aura des belles séries, il y aura de l’amour, il y aura du drame, il y aura un petit peu de chamaillerie, et on aura quand même de belles séries qui vont évoquer des problématiques familiales, des problématiques de société, et des problématiques d’éducation également. Parce que nous, nous souhaitons, à travers nos écrans, passer des messages qui vont parler à la société et qui permettront à tout le monde de se retrouver “ . À ses côtés, Djiby Ba, chargé de projet éthique, a souligné le processus exigeant de sélection des séries : je suis chef de projet de projet chez Canal+. Chaque année on reçoit beaucoup de propositions. Nous sommes une très grande équipe, une équipe qui est basée à Paris, une équipe ici à Dakar.
On se concerte, on lit les projets, on les étudie et ensuite on essaie de sélectionner quelques projets et ces projets sont produits durant toute l’année. Chaque projet est produit après l’autre. La sélection est simple, on prend le projet qui touche tout le monde, le projet qui a attiré presque toutes les équipes. C’est là où on a eu notre coup de cœur, surtout celui où on a le waouh. Aujourd’hui une série de Marodi sur Youtube tourne autour de 5 millions, 7 millions de vues. Et pourtant la francophonie est mille fois plus importante que la communauté Wolof. Il n’y a pas une série française, francophone ou Wolof qui fait un million de vues. Donc la qualité, le fait que la communauté Wolof consomme son contenu et qu’elle aime son contenu, ce choix est déjà fait parce qu’on arrive à réunir toute la communauté sénégalaise autour d’un contenu, donc à valoriser ce contenu, à le payer “ . La diversité des titres annoncés reflète une stratégie claire : toucher toutes les générations, toutes les sensibilités et toutes les réalités du Sénégal. Marie et Momo : une histoire d’amour avec beaucoup de périphérique avec beaucoup de différence qui les oppose . Keur Baye Ngone : une fresque sociale retraçant les parcours familiaux et les héritages complexes d’un patriarche charismatique dont les secrets risquent de faire éclater l’équilibre fragile de plusieurs foyers. Woudiou Peethiorgo 2.0 : la suite d’un succès populaire. Mères et Mensonges : une œuvre poignante qui explore les sacrifices, les non-dits et les vérités douloureuses cachées derrière le rôle sacré de la maternité. Ndialo – Adultère : un drame intense où l’amour interdit, les traditions et les désirs s’entremêlent, posant la question des limites entre morale et passion. Émigration irrégulière saison 2 : sans doute l’un des projets les plus attendus, qui reprend le récit de jeunes Sénégalais en quête d’un avenir meilleur à travers des traversées périlleuses vers l’Europe. Une série qui met en lumière l’un des plus grands défis contemporains du pays. Chaque titre illustre la volonté de Canal+ Sénégal de proposer un équilibre subtil entre divertissement pur et réflexion sociale, entre fiction inspirante et réalité dérangeante. Cette sixième rentrée ne se limite pas à une offre télévisuelle. Elle incarne également une dimension économique et sociale. En effet, derrière chaque série se cache une chaîne de valeur dynamique qui mobilise scénaristes, réalisateurs, acteurs, techniciens, maquilleurs, costumiers, décorateurs et diffuseurs. Ce sont des centaines d’emplois directs et indirects qui sont générés par cette industrie naissante mais en pleine expansion. De plus, en offrant une plateforme de diffusion massive à des maisons de production locales comme Marodi, Canal+ Sénégal consolide son rôle de partenaire stratégique du cinéma sénégalais. L’investissement dans la production locale renforce non seulement l’identité culturelle, mais il contribue aussi à une meilleure compétitivité des industries créatives du pays dans un contexte africain et international.

Fatou Ba

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