En mars 2026, la couverture médiatique française du conflit impliquant l’Iran, Israël et les États-Unis suscite un vif débat sur l’équilibre de l’information. Alors que les frappes aériennes massives ont, en réalité, débuté le 28 février 2026 par une opération conjointe américano-israélienne nommée “Lion rugissant” par Israël et “Fureur épique” par les États-Unis, le traitement médiatique est perçu de manière très divergente.
Ce qu’il y a surtout à retenir, c’est que le président américain Donald Trump menace plus que jamais la paix et la sécurité. Le locataire du Bureau ovale de la Maison-Blanche a décidé d’utiliser la force brutale en violation de tous les principes du droit international.
Ce qui se passe, c’est la guerre de Trump, qui a choisi comme allié le criminel de guerre, responsable du génocide à Gaza, Benjamin Nétanyahou. Tous les chefs d’Etat et de gouvernement doivent faire comme le Président espagnol Pedro Sánchez : dire non à Trump, qui se considère aujourd’hui comme l’empereur du monde simplement parce qu’il dirige le pays le plus puissant du globe.
Il considère, au même titre que ses soutiens, qu’il n’y a aucune règle à respecter et que la règle, c’est eux, leur bon vouloir, leurs décisions… Et si le monde les laisse faire, ils transformeront la carte du monde au gré des intérêts d’une oligarchie.
Les ambitions impérialistes de Trump ne sont que le miroir de la lâcheté de l’Union européenne, qui ne sait rien faire d’autre que le cajoler.
Et puis, vous interrogez-vous comme moi ? Est-ce si compliqué que cela d’expliquer qu’Israël bafoue le droit international depuis deux ans en Palestine et continue encore de le faire en Iran et au Liban ? Et que ce pays peut aujourd’hui, s’exonérer de respecter les règles du droit international ?
De quoi ont-ils peur ? D’être traités d’antisémites ?
Et pourtant, des Juifs eux-mêmes critiquent la politique israélienne.
La réalité que l’on refuse de voir en face est que la couverture médiatique française est honteuse.
Il y a une inversion accusatoire, puisque c’est l’Iran qui est agressé et non l’inverse. Si l’on suit les médias français et que l’on ignore ce qui s’est passé, on va forcément croire que c’est l’Iran l’agresseur.
Il y a aujourd’hui cette indignation sélective de l’Occident, en fonction de la nature des morts. Pourquoi ne dit-on pas qu’une école a été bombardée en Iran, où une centaine d’enfants ont été tués ? Si cela s’était produit ailleurs, les chaînes françaises ne parleraient que de cela en boucle.
Cela ne signifie pas que nous ignorons les civils qui ont été tués en Israël. Nous mettons tous les civils au même niveau. Donc, si l’on parle des civils israéliens et américains morts, on doit, de la même manière, parler des civils iraniens tués.
Mais malheureusement, en France, c’est devenu une habitude. Lorsqu’il y a eu la riposte génocidaire disproportionnée en Palestine, les médias français ne parlaient pas des Palestiniens morts.
La vérité est que l’Iran a subi une agression et c’est ainsi que la guerre a commencé, en foulant aux pieds tout respect du droit international.
C’est cela que l’on devrait marteler dans les médias français. Or, ils ne relaient que la riposte de l’Iran, qui frapperait les pays du Moyen-Orient.
Justement, parlant de la riposte de l’Iran, de quoi est-elle née ? Mais de l’agression américano-israélienne. Aujourd’hui, on peut dire ce que l’on veut, mais l’Iran n’a frappé que des zones militaires. Et malheureusement, on ne le dit pas dans la presse française.
Nous le savons tous, les États-Unis se sont retirés de pas moins de 31 organisations des Nations unies. Justement, l’ONU à laquelle Donald Trump entend substituer un Conseil pour la paix et une justice privatisée au service des puissants.
Le droit international vacille : il est attaqué de toutes parts par les plus puissants de ce monde.
N’est-ce pas là une bonne raison de ressentir une frustration face au traitement médiatique français ?
Ce que l’on attend des médias occidentaux, en particulier français, c’est qu’ils interrogent la légitimité de l’intervention. Pourtant, des critiques ont souligné que Trump a lancé les frappes sans l’approbation du Congrès américain ni débat public approfondi.
Sans oublier que certains observateurs ont déploré que les médias français et occidentaux reprennent abondamment les justifications de Washington sans les confronter aux faits disponibles, alors que la chronologie des événements est cruciale pour comprendre les tensions actuelles.
C’est un idéal démocratique fondamental, mais aussi l’un des plus grands défis du journalisme. En période de conflit, la presse doit tout faire pour maintenir cette neutralité
Malgré les obstacles majeurs auxquels elle fait face.
Pour la route, juste rappeler aux médias français que l’éthique exige de rapporter les faits de manière impartiale, même si dans la pratique, le risque de devenir un instrument de guerre psychologique est permanent.
Aly Saleh















