Le journaliste Ibrahima Lissa Faye est ressorti libre des locaux de la Sûreté urbaine de Dakar, après son audition ce mardi. Il reste néanmoins à la disposition du procureur de la République.
À sa sortie, il n’a pas changé de position. « Je ne varie pas d’un iota de ce que j’ai dit. Et ce que j’ai dit, je peux l’étayer », a-t-il déclaré face à la presse.
L’affaire est liée à ses prises de parole sur la gestion du Fonds d’appui et de développement de la presse (FADP). Il accuse notamment les autorités compétentes de ne pas avoir publié la liste des bénéficiaires et dénonce une répartition qu’il juge injuste. Selon lui, la presse privée n’aurait reçu qu’une part très limitée des fonds.
Ibrahima Lissa Faye estime par ailleurs que sa convocation ne vise pas à faire éclater la vérité, mais s’apparente à une tentative d’intimidation. Il assure toutefois ne pas être inquiet.
Dans ce dossier, le ministère de la Communication a saisi la justice, évoquant des propos jugés diffamatoires. D’autres acteurs, dont des responsables du secteur, auraient également été entendus.
Cette affaire intervient dans un contexte de tensions persistantes entre les autorités et les professionnels des médias autour de la gestion du FADP.










