Il faut parler sans détour. Le Sénégal est à un tournant. Les Jeux olympiques de la jeunesse Dakar 2026 ne sont pas un simple rendez-vous sportif. C’est un test national. Et aujourd’hui, un risque réel se dessine : celui de passer à côté de l’essentiel.
Oui, désigner des icônes sénégalaises ou d’origine sénégalaise basées à l’étranger comme ambassadeurs est une bonne initiative. C’est utile pour l’image, pour le rayonnement. Mais soyons lucides, cela ne fait pas une mobilisation. Pendant que l’on communique pour l’international, le silence persiste au niveau national.
Dans les quartiers, dans les villages, dans les zones les plus reculées, l’engouement n’est pas encore là. Les populations attendent, observent, mais ne se sentent pas pleinement impliquées. Et c’est là que se joue tout.
Le Président Bassirou Diomaye Faye a pourtant tracé une voie claire. Il vous parle tous les jours mais est-ce vous l’entendez réellement. Le Chef de l’État veut faire de ces Jeux un projet de nation, un moment d’unité, un héritage vivant pour la jeunesse sénégalaise et africaine.
Mais une vision, aussi forte soit-elle, ne vaut que par son application sur le terrain.
Le Comité d’organisation des JOJ doit mesurer la gravité de l’enjeu. Si le pari de la mobilisation est perdu, tout le reste devient secondaire.
Des infrastructures modernes ne suffiront pas. Des ambassadeurs prestigieux non plus.
Ce qui fera le succès ou l’échec de Dakar 2026, c’est l’adhésion populaire.
Cela passe par des actes simples mais essentiels : aller vers les populations, investir les écoles, mobiliser les associations, intégrer les anciens olympiens, impliquer les forces vives du pays. Faire en sorte que chaque jeune, chaque Sénégalais où qu’il soit, puisse dire : « ces Jeux sont les miens. »
Il est encore temps d’agir. Mais il faut aller vite, et surtout aller partout. Oui partout au Sénégal.
Car au fond, la question est sans appel : voulons-nous organiser des Jeux… ou réussir un moment d’histoire pour tout un peuple ?
BKD…







