Crise et retards de paiement : pourquoi le secteur du bâtiment suffoque

Le secteur de la construction au Sénégal traverse une période critique. Chantiers à l’arrêt, carnets de commandes désertés et licenciements massifs témoignent d’une crise qui s’aggrave, notamment sous l’effet de retards de paiement de l’État évalués à 250 milliards de francs CFA.

Cette paralysie frappe durement l’emploi, affectant entre 500 000 et 600 000 personnes, et fragilise une industrie qui contribue à plus de 4 % du PIB national. Le chiffre d’affaires du secteur a chuté de 19,6 % en un an, révélant l’ampleur des tensions financières et la vulnérabilité des entreprises face aux arriérés publics.

Les retards de règlement constituent un obstacle majeur à la reprise. Les entreprises attendent toujours des mesures concrètes de la part des autorités pour débloquer ces créances, malgré les promesses répétées du gouvernement. Sans interventions rapides et ciblées, le risque de faillites et de pertes d’emplois supplémentaires pourrait encore s’accentuer.

La situation met en lumière la nécessité de réformes structurelles et d’une meilleure gestion des paiements publics pour soutenir un secteur stratégique, capable de relancer l’investissement, stimuler la croissance et préserver des milliers d’emplois dans le pays.

Auteur: AÏcha Fall

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