Dette du Sénégal : l’explosion d’un scandale financier.

Sous l’œil vigilant du Fonds monétaire international, l’affaire de la dette cachée propulse le Sénégal dans une zone grise où se croisent finance, politique et justice. Près d’un quart du produit intérieur brut, soit entre 6 et 7 milliards de dollars, aurait été volontairement occulté, offrant à l’ancien régime une marge de manœuvre artificielle pour obtenir des financements surévalués.

La révélation ne se limite pas à une anomalie comptable. Elle expose le pays à des risques de sanctions et à une suspension temporaire de son programme avec le FMI, tout en ouvrant la voie à une possible judiciarisation pour faux et blanchiment. Le scandale agit comme un révélateur des fragilités institutionnelles et met à l’épreuve la solidité des mécanismes de régulation financière.

La conséquence immédiate dépasse le terrain technique. Restaurer la confiance des bailleurs, rassurer les marchés et surtout convaincre les citoyens que la gouvernance économique peut redevenir crédible sont désormais des conditions sine qua non pour éviter un ralentissement brutal de la relance. La question n’est plus seulement de corriger les chiffres, mais de reconstruire un pacte de sincérité budgétaire, indispensable à la stabilité et à l’ambition de la Vision 2050.

Auteur: Aïcha FALL

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