Le président de l’Assemblée nationale, El Malick Ndiaye, s’est exprimé sur les débats autour des relations entre le chef de l’État, Bassirou Diomaye Faye, et le Premier ministre Ousmane Sonko. Pour lui, les divergences de méthode ne doivent pas être confondues avec une rupture. El Malick Ndiaye estime que l’un des enjeux majeurs du mandat actuel reste la justice.
« Mais en plus de vouloir que justice soit rendue à tous, il faut que le projet politique marche », a-t-il insisté. Selon lui, ce projet ne saurait être trahi, « à commencer par le chef de l’État lui-même ».
L’objectif demeure clair : « faire de Sonko le président de la République », a-t-il rappelé, soulignant la nécessité de préserver sa garde rapprochée et d’éviter certaines étiquettes ou propos contre-productifs.
Sonko et Diomaye, deux tempéraments mais une même vision
Le président de l’Assemblée a tenu à clarifier la relation entre le duo au sommet : « Sonko fait face à une haine viscérale de certains qui ne le cachent plus. Il est vrai, il a promis la rupture et ne triche pas. Diomaye a son tempérament. Les deux n’ont pas de problème. Mais pour la démarche que demande l’État, on peut ne pas être d’accord ». Il rejette ainsi les accusations de trahison visant Bassirou Diomaye Faye : « Ce n’est pas sa nature. Et celui qui compte trahir le projet finira par en pâtir lui-même ». El Malick Ndiaye a également dénoncé les manœuvres de ceux qui cherchent à dresser Sonko et Diomaye l’un contre l’autre. « Certains ont pour seul objectif de nous séparer, d’opposer le duo au sommet. Ils ont usé de tous les moyens, même mystiques », a-t-il affirmé. Mais il assure que la fraternité, l’éthique et le travail, qui symbolisent le Pastef, continueront de les animer : « Nous avons toujours eu des divergences, et cela ne changera pas. Mais nous savons les transcender pour satisfaire les Sénégalais ».