242 jours avant le 30 octobre. la dernière ligne droite est lancée pour les Jeux Olympiques de la Jeunesse Dakar 2026. À ce stade, il faut parler avec franchise. Oui, les travaux avancent. Oui, l’État montre sa volonté de réussir les Jeux. Oui, les autorités affichent leur confiance.
Mais comment ne pas être inquiet quand de grands chantiers sont encore visibles alors que nous sommes dans le dernier mois du premier trimestre 2026 ?
Normalement, la fin de ce trimestre devait marquer la fin des grands travaux. Cela devait être le moment où l’on passe des grues aux tests. Des marteaux aux répétitions générales. Du béton à l’organisation pratique.
Car organiser des Jeux ne consiste pas seulement à terminer des bâtiments. Une fois les infrastructures livrées, il faut encore tester les installations, corriger les défauts former les équipes, organiser des simulations, régler les questions de transport et de sécurité, mobiliser les volontaires, installer une vraie communication nationale.
Tout cela demande du temps.
Si les gros travaux continuent encore maintenant, le calendrier devient automatiquement plus serré. Et plus le temps se réduit, plus la pression augmente.
Il ne s’agit pas de dramatiser. Il s’agit d’être réaliste.
Le Sénégal porte une responsabilité historique. C’est la première fois que l’Afrique accueille un événement olympique. Le monde observera chaque détail. L’image du pays est en jeu.
C’est pourquoi l’inquiétude peut être légitime. Non pas pour douter de la capacité du pays, mais pour rappeler l’urgence.
Il faut accélérer. Il faut livrer. Il faut tester. Il faut rassurer.
La confiance doit s’appuyer sur des résultats visibles. À la fin du premier trimestre, tout devrait entrer dans l’ordre. Les grands chantiers doivent céder la place aux réglages finaux.
Il reste du temps. Mais il ne faut plus en perdre.
La réussite est encore possible. À condition d’intensifier l’effort dès maintenant et de ne rien laisser au hasard.







