Sursaut alerte : un pacte de bonne gouvernance signé… mais toujours en attente d’actes

Le mouvement citoyen Sursaut a réuni ce samedi, au Radisson, plusieurs acteurs de la société civile pour évaluer la mise en œuvre du Pacte national pour la bonne gouvernance. Sociologue et membre du mouvement, Mme Selly Ba rappelle que ce pacte, signé par 13 des 19 candidats à la présidentielle, dont ceux aujourd’hui au pouvoir, visait à prévenir les dérives observées lors des précédentes crises électorales à savoir les restrictions de libertés, la fragilisation de l’État de droit et la faiblesse de la gouvernance publique.

L’objectif de cette rencontre était d’apprécier l’engagement réel des nouvelles autorités dans un contexte marqué par une crise économique et politique. Les conclusions sont préoccupantes. En réalité, la mise en œuvre du pacte reste « très faible » et les trois lettres adressées par le Sursaut aux autorités sont restées sans suite.

Selly Ba rappelle que les principes du pacte, tirés des Assises nationales, des Assises de la justice et du Dialogue national, peinent à se traduire en actions. Elle prévient qu’en l’absence de décisions rapides pour renforcer l’État de droit, la justice et la gouvernance, le risque d’un malaise social s’accentue.

Pour la sociologue, certaines réformes ne nécessitent pourtant pas de changements constitutionnels. Il faut juste des appels à candidatures pour les postes stratégiques, la professionnalisation des directions des ressources humaines et la mise en place d’une administration plus performante.

Elle invite enfin les citoyens à jouer pleinement leur rôle de veille démocratique afin de garantir le respect des engagements pris.

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